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Villeneuve d’Ascq, le 4 juin 2020

  • Au cours des 12 derniers mois, on observe une amélioration du pouvoir d’achat des Français : la part d’entre eux qui estiment qu’il est resté stable, a augmenté (45% ; +12 pts) et la part d’entre eux qui jugent qu’il a diminué, a baissé (44% ; -10 pts). Par ailleurs, la part des Français qui juge leur pouvoir d’achat faible, a diminué (29% ; -3 pts)

 

  • Malheureusement, la crise sanitaire a mis fin à cette tendance positive : 4 Français sur 10 (41%) déclarent que leur situation financière personnelle est déjà touchée par les conséquences économiques de la crise sanitaire, notamment les plus fragiles financièrement et ceux dont l’activité s’est drastiquement réduite ou arrêtée : les commerçants, les artisans et chefs d’entreprise (74%), les chômeurs (59%), les ouvriers (56%) et les CSP- (54%).

 

  • A l’inverse, les Français les plus aisés semblent être plus épargnés par la crise et ses conséquences sur le pouvoir d’achat, présageant une crise à deux vitesses : 75% des Français touchant 3000 euros et plus (net imposables) par mois déclarent que la crise n’a pas atteint leur situation financière personnelle.

 

  • En effet, alors que l’activité professionnelle a été largement réduite pour les catégories de Français les plus modestes (26% des ouvriers, 24% des CSP- et 22% des employés déclarent avoir été mis au chômage partiel à 100%), la majorité des CSP+ déclarent avoir poursuivi leur activité à temps plein (62% des cadres, professions libérales et 60% des CSP+), ce qui a un effet mécanique sur le maintien de leur pouvoir d’achat.

 

  • Concernant l’avenir, il semble être assez sombre pour les Français :
  • 48% des Français se disent inquiets pour leur avenir professionnel.
  • 62% des Français estiment que leur situation financière personnelle va être davantage touchée dans les prochains mois, notamment les CSP- (70%).
  • 79% des Français n’ont pas confiance dans l’amélioration de leur pouvoir d’achat dans les 3 prochains mois et 3 Français sur 4 (75%) n’ont pas confiance dans une amélioration au cours des 12 prochains mois.

 

  • Ce pessimisme conduit à une certaine fébrilité et à un attentisme pour conduire des projets : la part des Français qui envisagent de conduire des projets nécessitant des dépenses importantes au cours des 12 prochains mois, est stable (61% ; -1pt). On observe même que les CSP+, qui déclarent pourtant ne pas être touchés financièrement par la crise, envisagent de conduire moins de projets que l’an dernier (68% contre 74% en 2019).

 

Villeneuve-d’Ascq, le 4 juin 2020 – Cofidis, un des principaux acteurs du crédit à la consommation en France, dévoile ce jour les résultats de la 9ème édition du Baromètre annuel « Les Français et leur pouvoir d’achat », réalisé avec l’institut CSA. Alors que la crise sanitaire touche le pays de plein fouet et risque de durer, Cofidis a interrogé les Français sur leurs principales préoccupations, leur situation financière personnelle, leur pouvoir d’achat et leur projection dans l’avenir.

 

Au cours des 12 derniers mois, on observe une amélioration du pouvoir d’achat des Français. Plusieurs indicateurs l’attestent :

  • La part des Français qui estiment que leur pouvoir d’achat est resté stable au cours des 12 derniers mois, a augmenté (45% ; +12 pts) et la part d’entre eux qui jugent qu’il a diminué, a baissé (44% ; -10 pts). Par ailleurs, la part des Français qui jugent leur pouvoir d’achat faible, a diminué (29% ; -3 pts).
  • La fréquence du découvert bancaire a baissé au cours des 12 derniers mois : 40% des Français déclarent être à découvert au moins une fois par an (contre 45% en 2019). Cette tendance concerne également les Français les plus modestes : 48% des CSP- déclarent être à découvert au moins une fois par an (contre 54% l’an dernier).

 

Malheureusement, la crise sanitaire a mis fin à cette tendance positive. En effet, l’étude fine des catégories de Français sous-tend l’amorce d’une crise du pouvoir d’achat, qui touche déjà les populations les plus fragiles financièrement et les Français les plus exposés à la crise sanitaire :

  • 4 Français sur 10 (41%) déclarent que leur situation financière personnelle est déjà touchée par les conséquences économiques de la crise sanitaire, notamment les commerçants, les artisans et chefs d’entreprise (74%), les chômeurs (59%), les ouvriers (56%), les CSP- (54%), et les jeunes actifs (52%).
  • Le montant du découvert bancaire connaît une forte hausse : 375 euros (contre 341 euros en 2019 ; +34 euros) en moyenne chez les Français. La hausse du découvert bancaire est plus marquée chez les étudiants avec +131 euros (218 euros contre 87 euros l’an dernier) et chez les CSP- avec +41 euros (359 euros contre 318 euros).
  • La somme qui manque aux Français chaque mois pour vivre confortablement, progresse également : 449 euros (contre 427 euros en 2019 ; + 22 euros). L’évolution est de 73 euros chez les CSP- (477 euros contre 404 euros en 2019) et de 107 euros chez les ouvriers (481 euros contre 374 euros en 2019).
  • Les demandes de report ou d’aménagement des crédits à la consommation sont en hausse : 14% des ménages les plus modestes (touchant entre 1000 et 1500 euros net imposables par mois) déclarent avoir demandé un aménagement de leur crédit pendant la crise, soit le double de la moyenne des Français.

 

A noter qu’un quart des Français les plus fragiles financièrement (26%) estiment toutefois que les aides financières mises en place par le Gouvernement au début de la crise ont permis de compenser en partie la perte de leur pouvoir d’achat.

 

En parallèle, cette crise du pouvoir d’achat s’accompagne d’une forte hausse du budget « Alimentation » : plus de la moitié des Français (55%) déclarent qu’il a augmenté au cours des dernières semaines, notamment les femmes élevant seules leur(s) enfant(s) (66%) et les familles avec enfants (70%). Au vu de leur situation financière plus tendue, on observe d’ailleurs que certains Français se tournent davantage vers les marques de distributeurs, réputées moins chères, qui représentent à présent plus d’un tiers des produits vendus en grande surface (35,3% fin avril contre 32,7% l’année dernière)[1].

 

Concernant l’avenir, les Français sont plutôt inquiets voire très pessimistes :

  • Sans surprise, les principales préoccupations des Français sont principalement liées à leurs besoins primaires : la santé (57%) et le pouvoir d’achat (36%). L’environnement décroche (28% ; -7pts) alors que l’emploi progresse fortement (21% ; +6 pts par rapport à 2019).
  • A juste titre, un Français sur 2 (48%) se dit inquiet pour son avenir professionnel, notamment les chômeurs (73%), les indépendants (68%) et les étudiants (60%).
  • 62% des Français estiment que leur situation financière personnelle va être davantage touchée dans les prochains mois, notamment ceux ayant un pouvoir d’achat faible (70%).
  • 79% des Français n’ont pas confiance dans l’amélioration de leur pouvoir d’achat dans les 3 prochains mois et 3 Français sur 4 (75%) n’ont pas confiance dans une amélioration au cours des 12 prochains mois.

 

Ce pessimisme conduit à une certaine fébrilité à conduire des projets : la part des Français qui envisagent de conduire des projets nécessitant des dépenses importantes au cours des 12 prochains mois, est stable (61% ; -1pt). On observe même que les CSP+, les cadres et professions libérales, qui déclarent pourtant ne pas être touchés financièrement par la crise, envisagent de conduire moins de projets que l’an dernier (respectivement 68% contre 74% en 2019 et 72% contre 77% en 2019). Cela traduit un certain attentisme lié aux éventuelles conséquences économiques majeures de la crise à moyen terme.

 

Parmi les projets privilégiés par les Français au cours des 12 prochains mois, figurent :  

  • Partir en voyage (59%), notamment les CSP+ (64% – contre 48% pour les CSP-)
  • Rénover son logement (47%)
  • Décorer son logement (46%)
  • Acheter un bien électroménager (41%)
  • Acheter des meubles (34%)

 

Du fait du contexte incertain, les Français comptent avant tout sur leurs propres ressources pour financer ces projets : 64% d’entre eux envisagent de puiser dans leur épargne personnelle (+9pts). Par ailleurs, l’utilisation du paiement en plusieurs fois sans frais augmente (27% ; +8pts) alors que le crédit à la consommation, qui engage le consommateur à plus long terme, est en baisse (27% ; -10pts).

 

Mathieu Escarpit, Directeur Marketing de Cofidis, déclare : « Après la crise sanitaire s’amorce une crise du pouvoir d’achat, dont les effets se font déjà ressentir chez les Français. En effet, 41% d’entre eux déclarent que leur situation financière personnelle est déjà touchée par les conséquences économiques de la crise, notamment les plus modestes et les plus exposés, comme les commerçants et les indépendants. A l’inverse, les Français les plus aisés semblent être moins touchés, ce qui sous-tend une crise à deux vitesses. Une crise qui risque de durer, comme en témoignent les opinions négatives que les Français expriment pour l’avenir. Chez Cofidis, nous avons notamment accordé des reports et des ajustements de mensualités, qui ont connu une forte hausse depuis le début de la crise sanitaire. »

 

Pour découvrir l’ensemble des résultats de l’enquête et l’infographie, cliquez ici

 

 

Résultats détaillés

 

Le pouvoir d’achat des Français s’améliorait avant la crise sanitaire

 

La part des Français qui estiment que leur pouvoir d’achat est resté stable au cours des 12 derniers mois, a augmenté (45% ; +12 pts), notamment chez les 18/24 ans (53%). La part d’entre eux qui jugent qu’il a diminué, a baissé (44% ; -10 pts).

 

Par ailleurs, la part des Français qui jugent leur pouvoir d’achat faible, a diminué (29% ; -3 pts). Une baisse qui se ressent chez les 18/24 ans (30% d’entre eux jugent leur pouvoir d’achat faible ; -7pts) et les 65 ans ou plus (19% ; -7pts).

 

Enfin, la fréquence du découvert bancaire a baissé au cours des 12 derniers mois : 40% des Français déclarent être à découvert au moins une fois par an (contre 45% en 2019). Cette tendance concerne également les Français les plus modestes : 48% des CSP- déclarent être à découvert au moins une fois par an (contre 54% l’an dernier).

 

 

Vers une crise du pouvoir d’achat à deux vitesses ?

 

Près de 4 Français sur 10 (41%) déclarent que leur situation financière personnelle est déjà touchée par les conséquences économiques de la crise sanitaire, notamment les plus fragiles financièrement et ceux dont l’activité s’est drastiquement réduite ou arrêtée : les commerçants, les artisans et chefs d’entreprise (74%), les chômeurs (59%), les ouvriers (56%), les CSP- (54%), et les jeunes actifs (52%). À l’inverse, 75% des Français à hauts revenus[2] déclarent ne pas être touchés par la crise.

 

Le montant du découvert bancaire connait une forte hausse : 375 euros (contre 341 euros en 2019 ; +34 euros) en moyenne chez les Français. La hausse du découvert bancaire est plus marquée chez les étudiants avec +131 euros (218 euros contre 87 euros l’an dernier) et chez les CSP- avec +41 euros (359 euros contre 318 euros).

 

La somme qui manque aux Français chaque mois pour vivre confortablement, progresse également : 449 euros (contre 427 euros en 2019 ; + 22 euros). L’évolution est de 73 euros chez les CSP- (477 euros contre 404 en 2019) et de 107 euros chez les ouvriers (481 euros contre 374 euros en 2019).

A noter que pour les CSP+, l’évolution est plus faible (471 euros ; +35 euros) permettant ainsi à 31% des cadres et professions libérales de mettre de l’argent de côté depuis le début de la crise.  

 

Les demandes de report ou d’aménagement des crédits à la consommation sont en hausse : 14% des ménages les plus modestes (touchant entre 1000 et 1500 euros net imposables par mois) déclarent avoir demandé un aménagement de leur crédit pendant la crise, soit le double de la moyenne des Français. De leurs côtés, 73% des CSP+ déclarent ne pas avoir contacté leur organisme de crédit pour la moindre demande.    

 

A noter qu’un quart des Français les plus fragiles financièrement (26%) estiment que les aides financières mises en place par le Gouvernement au début de la crise ont permis de compenser en partie la perte de leur pouvoir d’achat ; notamment les jeunes actifs (33%), les ménages pauvres (33%) et les salariés au chômage partiel (32%).

 

 

Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise subissent de plein fouet les effets de la crise

 

Près d’un tiers des artisans, commerçants et chefs d’entreprise (29%) déclarent n’avoir plus d’activité.

 

74% d’entre eux sont d’ores et déjà touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaire (contre 41% des Français en moyenne)

 

68% d’entre eux se disent inquiets quant à leur situation professionnelle et 57% ne sont pas confiants quant à l’amélioration de leur pouvoir d’achat d’ici les 12 prochains mois.  

 

 

Pour les Français, l’avenir s’assombrit

 

Les principales préoccupations des Français sont principalement liées à leurs besoins primaires : la santé (57%) et le pouvoir d’achat (36%). L’environnement décroche (28% ; -7pts) alors que l’emploi progresse fortement (21% ; +6 pts par rapport à 2019).

 

A juste titre, un Français sur 2 (48%) se dit inquiet pour son avenir professionnel, notamment les chômeurs (73%), les indépendants (68%) et les étudiants (60%).

 

Par ailleurs, 62% des Français estiment que leur situation financière personnelle va être davantage touchée dans les prochains mois, notamment ceux ayant un pouvoir d’achat faible (70%).

 

79% des Français n’ont pas confiance dans l’amélioration de leur pouvoir d’achat dans les 3 prochains mois, notamment les plus de 50 ans (85%) et les retraités (86%).

 

3 Français sur 4 n’a pas confiance dans une amélioration au cours des 12 prochains mois, en particulier les retraités (89%).

 

Une crainte dans l’avenir qui crée un certain attentisme dans l’envie de conduire des projets

 

La part des Français qui envisagent de conduire des projets nécessitant des dépenses importantes au cours des 12 prochains mois, est stable (61% ; -1pt).

 

Les CSP+ et les cadres et professions libérales, qui déclarent pourtant ne pas être touchés financièrement par la crise, envisagent de conduire moins de projets que l’an dernier (respectivement 68% contre 74% en 2019 et 72% contre 77% en 2019).

 

Parmi les projets privilégiés par les Français au cours des 12 prochains mois, figurent : 

  • Partir en voyage (59%), notamment les CSP+ (64% – contre 48% pour les CSP-)
  • Rénover son logement (47%) dont les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (69%) et les 50/64 ans (56%).
  • Décorer son logement (46%) dont les artisans, commerçants, chefs d’entreprise (65%) et les familles avec enfants (59%)
  • Acheter un bien électroménager (41%) en particulier les jeunes actifs (51%)
  • Acheter des meubles (34%) dont les jeunes actifs (56%) et les employés (48%).

 

Du fait du contexte incertain, les Français comptent avant tout sur leurs propres ressources pour financer ces projets : 64% d’entre eux envisagent de puiser dans leur épargne personnelle (+9pts).

 

Par ailleurs, l’utilisation du paiement en plusieurs fois sans frais augmente (27% ; +8pts) alors que le crédit à la consommation, qui engage le consommateur à plus long terme, est en baisse (27% ; -10pts).

 

 

Méthodologie de l’enquête

Une étude réalisée par CSA Research pour Cofidis, par questionnaire auto-administré du 27 avril au 5 mai 2020 auprès d’un échantillon de 2011 Français représentatifs de la population française âgés de 18 ans et plus, constitué avec la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de l’individu, stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

A propos de Cofidis

Avec 2 millions de clients et 350 enseignes partenaires, Cofidis est depuis plus de 30 ans l’un des principaux acteurs du crédit à la consommation en France (crédits renouvelables et prêts personnels, solutions de paiement, assurance, rachat de créances et partenariats). Acteur fortement engagé dans l’accompagnement de ses clients, Cofidis s’appuie sur un conseil personnalisé, des outils & services innovants et la pédagogie du crédit pour faire du consommateur un acteur de son budget, informé et responsable. Cofidis contribue également au dynamisme commercial des enseignes de distribution et sites e-commerce avec Cofidis Retail, qui propose l’offre la plus large du marché en matière de solutions de financement. Pour en savoir plus : www.cofidis.fr et www.cofidis-retail.fr

 

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[1] Données de l’institut IRI – Avril 2020 

[2] Revenus supérieurs à 3 000€ par mois (nets imposables)

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