Le pouvoir d’achat des Français est en augmentation cette année, comment expliquez-vous ce résultat ?

Mathieu Escarpit. Les différentes mesures mises en place par le gouvernement, comme la suppression de la taxe d’habitation ou la baisse des cotisations sociales sur les salaires, a permis aux Français de gagner en pouvoir d’achat. Deux indicateurs vont clairement dans ce sens : la somme mensuelle qui leur manque chaque mois pour vivre confortablement baisse, tout comme le montant moyen du découvert bancaire. L’augmentation du pouvoir d’achat est donc bien réelle et elle se lit dans les chiffres.

 

Comment expliquez-vous le décalage entre ces indicateurs positifs et le ressenti plutôt pessimiste des Français ?

M.E. La différence de perception est liée principalement à trois facteurs. D’abord, un contexte économique moins dynamique marqué par un ralentissement de la création d’emplois. Il y a aussi eu un contexte social très particulier, notamment la crise des gilets jaunes, qui a entamé la confiance des Français. Le troisième élément concerne l’augmentation des dépenses obligatoires des ménages. Les Français déclarent que ces dépenses, comme les frais de santé, l’énergie ou encore l’alimentation, pèsent de plus en plus lourd sur leur budget. Donc même si deux tiers des Français ont bénéficié des mesures en faveur du pouvoir d’achat, ils ont globalement l’impression que « le compte n’y est pas ».

 

Les Français font moins de projets qu’en 2018 mais ils ont davantage recours au crédit à la consommation. Quel enseignement peut-on tirer de ces deux tendances qui semblent s’opposer ?

M.E. La baisse du nombre de projets confirme que les consommateurs sont moins enclins à se projeter dans les mois ou les années à venir. Pourtant, le taux d’épargne augmente : c’est donc qu’ils arrivent à mettre de l’argent de côté, ce qui est bon signe. Une interprétation possible est que les Français sont de bons gestionnaires, prudents et avisés. Concernant le crédit à la consommation, on observe que les Français l’utilisent de plus en plus pour financer leurs projets. Nous l’observons tous les jours chez Cofidis. Les taux d’intérêt sont bas et les Français privilégient ce mode de financement plutôt que d’utiliser leur épargne. Celle-ci reste ainsi disponible en cas de besoin.

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