Les jeunes adultes ont été frappés de plein fouet par la crise sanitaire et économique. Entre débrouille, aides et arbitrages budgétaires, quelles stratégies ont-ils mises en place pour tenir bon ?

Une population vulnérable

C’est l’âge où on s’insère sur le marché du travail et celui où on se lance dans des grands projets de vie. Mais la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19 a mis à mal la dynamique des jeunes adultes de 25 à 34 ans. Ils sont 47 % à se dire touchés par les conséquences économiques de la pandémie, un chiffre qui grimpe à 52 % chez les CSP-. Dans ce contexte dégradé, le pouvoir d’achat (37 %) et l’avenir professionnel (35 %) forment, après la santé, les principales préoccupations de cette tranche de population.

L’un des effets marquants de la crise est la difficulté à boucler son budget. Ce sont ainsi 13% des jeunes de 25 à 34 ans et 27% des inactifs de la même tranche d’âge qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois. Au quotidien, cela se traduit par une nette dégradation de la qualité de vie : plus de 6 personnes interrogées sur 10 (64%) affirment ne plus avoir les moyens de « vivre confortablement ». En moyenne, il leur manque 584 € par mois pour y parvenir. L’alimentation, les « petits plaisirs » et l’équipement du domicile sont les trois postes de dépense qui en pâtissent le plus.

Des stratégies variées pour tenir le choc

Comment les 25-34 ans luttent-ils contre la détresse financière ? La sobriété et la prudence forment une première réponse. Ils sont, par exemple, 73 % à avoir réduit leurs dépenses en 2020, 50 % ont limité les petits plaisirs comme la restauration à emporter ou en livraison, et 41 % ont restreint leurs dépenses d’habillement. L’année dernière, ils ont été également plus de 4 sur 10 (43 %) à tirer un trait sur la réalisation d’un projet, à 56 % pour des raisons financières.

Pour amortir le choc de la baisse de revenus ou d’activité, les jeunes adultes ont déployé d’autres stratégies : consommer moins cher, trouver des aides ou encore miser sur le crédit à la consommation. Ils sont par exemple 41 % à avoir fait la chasse aux promotions et 38 % à faire leurs courses dans des magasins de hard discount. Enfin, 23 % des 25-34 ans les plus durement touchés ont sollicité une association ou un organisme d’aide alimentaire, un fait d’autant plus marqué chez les jeunes adultes avec enfants.

Le crédit à la consommation, un coup de pouce bienvenu

Quid du crédit à la consommation ? Cette solution est aujourd’hui considérée comme un coup de pouce pour traverser la tempête. Elle a ainsi séduit 31 % des jeunes adultes interrogés, un chiffre qui grimpe à 36 % chez les CSP+. En parallèle, les options de facilité de paiement, comme le paiement en plusieurs fois, sont entrées dans les habitudes l’an passé, puisque 46 % des personnes interrogées ont affirmé y avoir eu recours.

Méthodologie de l’enquête

 

Une étude réalisée par CSA Research pour Cofidis France, par questionnaire auto-administré en ligne du 28 avril au 7 mai 2021 auprès d’un échantillon représentatif de 1 008 Français âgés de 25 à 34 ans. Représentativité assurée au regard du sexe, de l’âge, de la catégorie socio-professionnelle, de la région et de la taille d’agglomération.

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