Le baromètre 2019 du pouvoir d’achat des Français montre une amélioration sur plusieurs fronts. Une bonne nouvelle pour les ménages à quelques mois des fêtes de fin d’année, malgré un pessimisme ambiant plus marqué que l’an passé.

Des indicateurs au vert…

Sujet de préoccupation numéro 1 des Français, le pouvoir d’achat se porte mieux en 2019. Deux indicateurs sont en effet en progrès par rapport à 2018, notamment la somme moyenne mensuelle qu’il manque aux foyers pour vivre confortablement, soit 427 euros, en baisse de 57 euros en deux ans. Signe que les consommateurs se sentent un peu moins contraints dans leurs dépenses quotidiennes, une impression confirmée par un second indicateur, la baisse du découvert bancaire moyen (-54 euros en un an).

Pouvoir d'achat préoccupation principale qui inquiète

… mais les Français ont le blues !

Pourtant, ces signes encourageants semblent ne pas être perçus par une majorité de ménages, qui affichent un optimisme en berne. Ils sont aujourd’hui 31% à juger leur pouvoir d’achat faible, contre 28% il y a un an. La part de ceux qui le qualifient de « correct mais sans plus » ou « élevé » chute également de deux points, passant respectivement à 54% et 13%. Même érosion constatée concernant les espoirs d’amélioration à court, moyen ou long-terme : en 2019, les sondés ne sont plus que 53% à penser que les choses vont s’améliorer dans les mois à venir (-3 points en un an) et 1 sur 4 à espérer une embellie d’ici 5 ans (- 3 points également).

Et les mesures mises en place par le gouvernement ne semblent pas les rassurer… Si deux Français sur trois estiment en avoir bénéficié, ils sont à peine un sur deux à penser qu’elles vont améliorer leur pouvoir d’achat. Un paradoxe qui s’exprime à l’échelle globale du quinquennat, puisque les trois quarts des consommateurs affirment ne pas avoir confiance dans l’action politique pour améliorer leur situation d’ici les prochaines élections.

Situation paradoxale du pouvoir d'achat

Recul de l’épargne pour financer les projets

Ce sentiment de dégradation a un effet direct et mécanique sur la part des Français qui envisagent de réaliser un projet sur les douze prochains moins, en chute de 3 points par rapport à 2018 (62% contre 65%). Malgré un taux d’épargne en forte progression, et bien qu’il reste le moyen privilégié des foyers pour financer leurs projets, le recours à l’épargne baisse de 7 points en moyenne par rapport à 2018 (55% contre 62% en 2018)… Les Français les moins aisés sont les plus concernés par cette tendance : ils sont désormais moins d’un sur deux (46%) à puiser dans leurs économies, contre 58% il y a un an.

Hausse du recours au crédit pour financer projets

Moins enclin à utiliser leur épargne disponible qu’en 2018, les ménages se tournent donc plus volontiers vers le crédit à la consommation pour financer leurs projets : celui-ci est choisi par 37% des consommateurs, en progression de 9 points sur un an, et devient le deuxième moyen de financement le plus courant.

Méthodologie de l’enquête

Étude CSA Research pour Cofidis, réalisée par questionnaire auto-administré du 19 au 26 juin 2019 auprès d’un échantillon de 1 005 Français représentatifs de la population française âgés de 18 ans et plus.

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